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C'est une question de coeur

 

 

 

 

C'est une question de coeur

Charles a une femme et trois merveilleux fils à Ottawa. Malgré son affection chronique, il gère une petite société d'experts-conseils et fait du bénévolat dans la communauté (à savoir trésorier de la section d'Ottawa du Club des CMR, membre du conseil d'administration de Retraite en action, chef du groupe Informatique avancée et -guide à temps partiel au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada).  
 

"J’ai recommencé à prendre des médicaments pour le cholestérol et le cœur après l’incident  et ai accepté que je devrai les prendre toute ma vie…dont j’espère jouir encore longtemps…c’est une question de cœur."

Le calme avant la tempête

Je viens de la banlieue de Québec d'une famille de sept enfants. Étant de descendance hongroise et canadienne française, j'ai une prédisposition génétique pour les maladies cardiaques. Je me suis enrôlé dans les forces armées canadiennes à 16 ans et fut diagnostiqué avec cholestérol élevé dans la vingtaine. Au début de la trentaine, mon docteur prescrit une drogue pour réduire le cholestérol. J'arrête de la prendre environ 5 ans plus tard parce que mes résultats étaient satisfaisants et que je croyais pouvoir le maintenir bas par moi-même. Plusieurs années plus tard à 48 ans, j'ai un travail intéressant mais très intense avec beaucoup de stress. En même temps, je poursuis un MBA pour cadres. La semaine avant l'événement fatidique, je traverse le pays en voyage d'affaire dans 5 villes en 9 jours.

Au Coeur de l'action

Vendredi le 5 avril 2002, je contemplais la fin de semaine avec anticipation. Ce soir-là, j'ai commencé à avoir des douleurs à la poitrine vers 9:50. La douleur irradiait jusque dans les aisselles. Ma femme appelle 911. Les pompiers arrivent 5 minutes plus tard puis l'ambulance 5 minutes après. Ils m'apportent à l'Hôpital Général. En arrivant, on m'administre des tests qui confirment sous peu un infarctus du myocarde. Étant donné que nous sommes en dedans des 4 heures prescrites pour son efficacité, on m'administre une drogue qui a pour effet de débloquer les artères et perfuser le coeur. Il y a aussi une dose généreuse de morphine pour contrer la douleur à la poitrine qui est intense.

Ma convalescence

Je sors de l'hôpital le jeudi suivant. La convalescence s'avère un processus lent. Je suis vite fatigué et ne peut faire d'efforts intenses. J'ai un ami qui insiste quand même pour que je l'aide à démarrer une compagnie. J'accepte finalement et attribue à son geste et à son insistance le fait que je ne suis pas sombré dans la dépression après mon incident. Ma femme, mes enfants et mes amis furent d'un soutien indispensable lors de ma convalescence.

Ma vie depuis

Cet événement m'a fait réfléchir sur ce qui est important dans la vie et a résulté en des changements d'habitudes. J'ai obtenu plus de ressources au travail et changeai d'emploi 18 mois après pour un avec moins de stress. Je mange beaucoup mieux ayant éliminé la malbouffe. Je fais aussi beaucoup plus d'exercice. Depuis 2009 je suis à la retraite et garde un horaire bien rempli mais agréable. J'ai recommencé à prendre des médicaments pour le cholestérol et le coeur après l'incident  et ai accepté que je devrai les prendre toute ma vie... dont j'espère jouir encore longtemps... c'est une question de coeur.

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